Lancement officiel du projet « Menya Ukire » dans la province Butanyerera : un pas vers la guérison des traumatismes et la promotion de la santé mentale& soutien psychosociale, cohésion sociale et la consolidation de la Paix.
Le projet « Menya Ukire », lancé en mars 2026 dans la province de Butanyerera, vise à promouvoir la santé mentale, le soutien psychosocial et la cohésion sociale, grâce à un partenariat entre APFB et Impunity Watch engagés dans la guérison des traumatismes et la reconstruction communautaire.
Par APFB
Dans une ambiance à la fois solennelle et porteuse d’espoir de guérison des traumatismes, le projet « Menya Ukire » a été officiellement lancé les 18 et 20 mars 2026 dans la province de Butanyerera, précisément dans les communes de Kayanza et Kirundo. Ce projet est né d’un partenariat conclu à la fin de l’an 2025 entre l’APFB et Impunity Watch Burundi, avec le cofinancement de l’Union européenne et d’Impunity Watch. Sa mise en œuvre est assurée par un consortium de sept organisations locales engagées dans le développement communautaire, à savoir : APFB, THARS, MIPAREC, SPDH, DH, AJEBUDI-YAGA et ALM.
Les cérémonies de lancement se sont tenues dans les communes de Kayanza et Kirundo, deux zones d’intervention du projet de l’APFB. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’événement n’est pas passé inaperçu ! Autorités administratives, leaders religieux, représentants des forces de sécurité, acteurs politiques et membres des conseils de la jeunesse et de la femme tous ont répondu présents.
Un projet adapté au nouveau découpage administratif
Le projet conçu pour couvrir plusieurs provinces du Burundi, a su s’adapter au nouveau découpage administratif du pays. Il prévoit désormais ses interventions dans les 5 provinces, notamment Bujumbura (incluant les communes de Bujumbura Rural, Bubanza et Cibitoke), Buhumuza (commune de Muyinga), Butanyerera (communes de Kayanza, Muhanga et Kirundo), Gitega ainsi que Burunga (communes de Makamba, Bururi et Rutana).
Dans sa mise en œuvre, l’APFB interviendra plus spécifiquement dans les anciennes provinces de Kirundo, couvrant les anciennes communes de Kirundo, Ntega et Bugabira, ainsi que dans la province de Kayanza, incluant les anciennes communes de Kayanza, Kabarore et Muhanga. Toutefois, à la suite du nouveau découpage administratif, ces zones d’intervention relèvent désormais de la province de Butanyerera, qui englobe les communes de Kayanza, Kirundo et Muhanga.
Au niveau des zones d’actions, les activités de l’APFB s’étendront jusqu’aux collines. Dans la commune de Kirundo, les activités seront menées dans les collines de Rugero I, Kanyinya et Kumahoro. Dans l’ancienne commune de Ntega, elles concerneront les collines de Buringanira, Kigina et Murungurira, tandis que dans l’ancienne commune de Bugabira, elles se dérouleront dans les collines de Kigoma, Gitwe et Nyambuye.
Dans la commune de Kayanza, les collines ciblées sont Kirema, Musave et Mihigo. Dans la commune de Muhanga, les interventions auront lieu dans les collines de Masama, Mwendo et Nyamwera. Enfin, dans l’ancienne commune de Kabarore, les activités se concentreront sur les collines de Jene, Ruhinga et Rukere.
Deux lancements officiel, une même vision
Le lancement officiel du projet a eu lieu le 18 mars à Kayanza, sous la conduite de Madame Manitwa Ndayubaha, conseillère chargée des affaires sociales. Dans son intervention, elle a invité chaque acteur à jouer pleinement son rôle, en soulignant que : « La réussite de ce projet dépend de l’engagement de tous ».
Dans son allocution d’ouverture, elle a appelé l’ensemble des parties prenantes à contribuer activement à la mise en œuvre du projet, tout en exhortant les autorités administratives à renforcer leur collaboration avec les partenaires engagés. Cet atelier a réuni des participants venus des communes de Kayanza Muhanga et l’ancienne commune de Kabarore
Deux jours plus tard, le 20 mars, la commune de Kirundo a pris le relais. À cette occasion, Monsieur Gilbert Ndibanje, chef du service des Technologies de l’Information et de la Communication et point focal des partenaires au cabinet du Gouverneur de la province Butanyerera et point focal des ONGs oeuvrant dans la province Butanyerera, a salué cette initiative qui arrive à point nommé. Selon lui, le projet « Menya Ukire » vient renforcer les efforts déjà en cours dans des domaines clés tels que la cohésion sociale, la consolidation de la paix, la santé mentale & le soutien psychosocial et le développement économique ainsi que la gestion de mémoire.
Il a également invité les autorités présentes à s’approprier le projet et à collaborer étroitement avec les partenaires impliqués dans sa mise en œuvre.
Un projet au cœur de l’humain
Au-delà des discours officiels, le projet porte une ambition profondément humaine. Comme l’a rappelé Madame Médiatrice Niyokwizigira, représentante légale de l’APFB, « Menya Ukire » vise à renforcer la cohésion sociale et la consolidation de la paix.
Elle a exprimé sa gratitude envers les autorités administratives pour leur accompagnement et leur collaboration constante avec les organisations opérant dans la province de Butanyerera. Elle a également rappelé que le projet englobe le soutien psychosocial, la consolidation de la paix et la cohésion sociale et le relèvement économiques des bénéficiaires, visant à bâtir des communautés plus résilientes et solidaires.
Prenant la parole, Monsieur Florent Nintunze, coordinateur du projet au sein d’Impunity Watch, a souligné que « Menya Ukire » s’inscrit pleinement dans les priorités nationales et les politiques gouvernementales, notamment en répondant aux traumatismes liés au passé. Il a tenu à rappeler que : «la santé mentale et le soutien psychosocial ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour la reconstruction des communautés.
Au terme des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations et contributions, en mettant un accent particulier sur le renforcement des capacités des autorités administratives sur la santé mentale & soutien psychosocial, étendre le projet a d’autres zones pour un impact élargi ainsi que la mise en place des mécanismes durables pour la pérennisation des acquis.